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Je suis passionné de politique depuis ma tendre enfance. J’ai d’ailleurs toujours eu l’impression de faire de la politique à travers mes engagements associatifs mais je ne me retrouvais pas dans les querelles de clocher, les dogmes trop pesants et les tabous inhérents à toutes les formations politiques traditionnelles.
Mes inclinaisons “social-démocrate” se retrouvaient aussi bien dans certains programmes politiques locaux que dans les discours de quelques personnalités issues de différentes formations politiques.
Lorsque l'on souhaite rejoindre une formation politique, on s'interroge forcément sur ses convictions, sur les idées qu'on souhaite voir porter. Car à mon humble avis, il n'y a rien de plus terrible que de ne pas être en adéquation avec soi-même.
Je suis fier des valeurs du centre, tolérance et équité.
Mais je salue les valeurs de droite, l’ordre et l’effort. Comme je salue les valeurs de gauche, l’égalité et le souci des faibles.
Aujourd’hui, il faut rapprocher toutes ces valeurs pour que la France redevienne elle même.....c’est pour cette raison que j’ai officiellement rejoint un parti politique en 2004 (UDF) qui est aujourd’hui le MoDem.
Cinq années où je me suis investi pleinement dans cette formation, qui j'ai quitté le 13/01/2010 (explications sur ce blog).
Je m’investi aussi dans la vie municipale de Sarrebourg où après une campagne de terrain active j’ai été élu conseiller municipal (d’opposition) en mars 2008.
Je souhaite me battre pour les habitants de Sarrebourg mais aussi pour ceux des 22 autres communes du canton.
Je souhaite être "au centre" de vos préoccupations
Manuel SIMON
A quelques jours du 1er tour voici quelques chiffres sur la Lorraine :
- PIB : 58 milliards d'euros en 2008 (3% du PIB français)
- PIB/habitant : 24 606 €
- Population : 2 342 000 habitants (3,7% des Français
- Chômeurs : 9,9% au 3ème trismestre 2009 ( France 9,1%)
- 4 départements (Moselle, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges).
En enfourchant sa neuvième campagne électorale, la tête de liste d’Europe écologie lorraine vise au moins les 15 % au soir du 1er tour.
Il n’en dort plus la nuit. Mais contrairement aux apparences, le rythme effréné de la campagne n’y est pour rien. Non, la faute est imputable à bébé, qui à 18 mois, torture consciencieusement son
sommeil. Jeune père, Daniel Béguin s’affirme en vieux routier de la politique. A 59 ans, le Mosellan collectionne les joutes électorales et ses quelques faits d’armes en font un notable du petit
théâtre lorrain.
Infatigable, il remet le couvert en jouant cette fois sa partition sans les socialistes et les communistes, à la différence de 2004. Le vice-président sortant de la Région arpente le territoire
dopé par les scores de la formation drivée par Cohn-Bendit aux Européennes (plus de 14 % dans la circonscription Est). «Après nous avoir pris longtemps pour des illuminés, la population
comprend enfin que les faits nous donnent raison», résume, à ses côtés, son vieux compagnon de route, Roger Chiajese. Daniel Béguin acquiesce en homme pressé. Antennes sorties, il fonce
sans crainte d’écorner quelques vieilles amitiés de gauche devenues brusquement un peu encombrantes. Sa hargne du moment prospère sur la polémique autour de l’abattage des arbres à Metz.
«Quelle mouche a piqué Dominique Gros ? Pourquoi une telle haine envers les arbres dans une ville qui s’affiche verte depuis si longtemps ? Il faut un moratoire», s’insurge-t-il en
reprochant à l’édile un manque criant de concertation avec la population. «Voilà une grande différence entre nous et les socialistes», étrille Béguin en décelant, là, un bon levier à
saisir.
Facture sociale
Mais pour l’heure, c’est le pays de Sarrebourg qu’il sillonne pour faire écho à sa campagne. Un territoire qu’il connaît comme sa poche pour avoir longtemps habité les murs d’une maison
bioclimatique dans la petite commune d’Hilbesheim. Désormais, il rayonne depuis Metz. «Là où se prennent les décisions politiques», justifie-t-il.
Au menu de l’après-midi : une rencontre avec les représentants du comité d’entreprise de l’usine Raffel. Le site de production d’unités réfrigérantes industrielles va mal. Sa fermeture programmée
pourrait laisser près de 80 salariés sur le carreau, d’ici fin mars. L’échange de trois quarts d’heure ne rassure guère Béguin et sa troupe : «On est au début d’un gros investissement pour
notre équipe locale d’Europe écologie».
Outre la facture sociale, une possible pollution du site l’inquiète. «La manipulation du zinc et des acides de traitement a laissé des traces dans le sol et on est à deux pas de la
Sarre», glisse-t-il à Sylvain Demoulin et Manuel Simon, respectivement maire de Vescheim (7e sur la liste en Moselle) et conseiller municipal à Sarrebourg (11e de liste). Secrétaire
départemental de Cap 21 (cofondateur du MoDem), ce dernier a «tout naturellement» rallié la candidature de «l’ami de longue date». Mais il pointe aussi «un gros
souci de démocratie et de liberté d’expression» au sein du parti bayrouiste…
La lecture d’un récent sondage inspire à Daniel Béguin ce commentaire : «Celui-ci nous place à 13 % au niveau national mais un autre, plus récent, nous donne 15 %.» Face à un PS
crédité de 27 % des voix, le patron d’Europe écologie Lorraine met un bémol au triomphalisme de naguère. S’il a un instant imaginé devancer la liste de Jean-Pierre Masseret, il préfère croire
désormais que les électeurs placeront Europe écologie à plus de 15 % en Lorraine. Sa seule certitude tient en ce pronostic : «Je reste persuadé que la Région ne repassera pas à
droite.» Foi d’un candidat… de gauche, ce soir en meeting à la salle Braun, à Metz (20 h 30).
Xavier BROUET - Républicain Lorrain 3 Mars 2010
Tête de liste d’Europe écologie, Daniel Béguin est venu
présenter sa conception verte de la politique régionale. Une façon de se démarquer des socialistes pour se compter au premier tour. A 18 %, il deviendrait incontournable.
Il a bonne mine Daniel Béguin. Large sourire, toujours un mot sympathique en bouche, tape amicale sur l’épaule, le dandy de la politique sarrebourgeoise revêt bien le costume du candidat en
campagne électorale. Si l’on peut prêter à son président Masseret l’art du discours bien rôdé, Béguin possède celui de la campagne attitude. Un rôle qu’il affectionne de toute évidence, en se
délectant de ces moments d’échanges intenses avec les gens.
Mercredi soir, ils étaient une trentaine, quadragénaires pour la plupart, à venir l’écouter, en tant que chef de file départemental de la liste Europe écologie, un magma "original" regroupant des
militants des Verts, mais aussi des transfuges du Modem (tendance Cap 21) et d’autres personnalités issues des rangs de la société civile pour « moitié, plus un ! ». Tous se sont rassemblés
autour de la table du conseil… la prise de pouvoir est en marche !
Daniel Béguin a quelque chose de différent. Minoritaire au sein de la majorité de gauche, il aspire logiquement à peser plus au cœur même de l’exécutif régional. La barre est fixée : 18 %, ce
serait une victoire. Soit cinq points de mieux que le score que lui a proposé virtuellement le Parti socialiste avant le dépôt des listes, pour l’inciter à faire course commune dès le premier
tour.
Aller plus loin
Aujourd’hui, les Verts pèsent à peine la moitié, et le bond en avant annoncé dans les urnes depuis les Européennes laisse augurer aux écologistes des lendemains radieux sur la scène lorraine. Du
coup, quand Daniel Béguin parle d’avenir, il trace de réelles perspectives accolées à des projets non pas purement idéologiques mais bel et bien teintés de perspectives concrètes. L’homme a un
gros appétit en matière de pouvoir décisionnel… Depuis le temps qu’il est contraint d’avaler des couleuvres, il aimerait désormais en choisir les couleurs.
Un programme complet d’une trentaine de pages a été édité pour convaincre les électeurs. Il en existe 6 000 exemplaires mais il n’y en avait pas un seul dans la salle lorquinoise. Pas grave,
Daniel Béguin en a tracé les grandes lignes. Un programme « utopiste et réaliste » selon le candidat. L’exercice du pouvoir en tant que vice président du conseil régional a rendu Daniel Béguin,
tout du moins sa liste, « raisonnable sur un certain nombre de propositions ». Mais il affiche tout de même une volonté de rupture, ou plutôt l’ambition d’aller bien plus loin dans les
initiatives prises en faveur de l’environnement.
Les filières innovantes
Son obsession, c’est avant tout de réduire les rejets de CO2 dans l’atmosphère et de lutter contre le gaspillage énergétique, bref, le développement durable : « On ne peut pas continuer avec une
politique régionale qui n’intègre pas cette préoccupation » Plus on innove dans ces domaines, plus on réduit les factures pour les ménages, plus on incite à investir dans des filières nouvelles
et donc on crée des emplois.
En chiffres, cela donne, par exemple, dix mille éco-rénovations à entreprendre. « Ce projet-là, c’est huit mille emplois en Lorraine ». 532 éoliennes ont été érigées. « Le paradoxe est qu’en
Lorraine des entreprises sont capables de construire des pales, des moteurs et des mats… » mais que tout est importé ! « Il y a des marges de manœuvre pour les entreprises en Lorraine et en
particulier sur les nouveaux marchés. »
Un souffle nouveau
Tous ces curseurs de l’économie, calés sur des conceptions traditionnelles, Daniel Béguin veut les faire bouger. Idem en matière de transport où il propose d’aller plus loin pour harmoniser les
opérateurs régionaux et inventer une carte orange lorraine. Même chose aussi pour la formation, où il estime que des efforts restent à réaliser pour adapter les offres aux besoins réels des
entreprises. L’élu vert taille très gentiment dans le bilan de Jean-Pierre Masseret, mais bien des choses l’agacent, comme le fait de voter 150 M€ de crédits en à peine une heure et demie de
commission permanente. Il possède une vision novatrice de la politique, allant jusqu’à suggérer de retransmettre les réunions sur internet. Il parle de « souffle nouveau » Il a refusé d’aller à
la soupe avant le premier tour. Son pouvoir de séduction sera bientôt compté, le 14 mars. « Au second tour, on saura se retrouver », promet-il, à l’adresse des socialistes. Reste à savoir combien
de divisions il lui restera…
Source : republicain-lorrain.fr (26/02/2010)